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	<title>Do as i say, not as i do &#187; twitter</title>
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	<description>Car dire ça n&#039;est pas toujours faire, mais ça ne coûte rien</description>
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		<title>Twitter est-il pour tout le monde ?</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Oct 2009 12:03:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LaurentLC</dc:creator>
				<category><![CDATA[3. Sagesse et parts de flan]]></category>
		<category><![CDATA[twitter]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme l&#8217;harmonie des sphères a l&#8217;air parfaitement réglée, il se trouve qu&#8217;hier un article a été posté sur slate.fr (http://www.slate.fr/story/11825/twitter-facebook-journalistes-ego), illustrant de manière assez frappante mon propre propos du vendredi précédent :  http://www.do-as-i-say.com/notes/2009/10/twitter-explique-a-ma-maman/.

Titiou Lecoq nous y explique pourquoi le &#171;&#160;réseau social&#160;&#187; Twitter &#171;&#160;ne va pas conquérir le monde&#160;&#187;, en reprenant l&#8217;argument (fort juste au demeurant, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-913" style="border: 1px solid black;" title="Mais heu" src="http://www.do-as-i-say.com/notes/wp-content/uploads/qui-qua-la-plus-grosse_th.jpg" alt="Mais heu" width="128" height="128" />Comme l&#8217;harmonie des sphères a l&#8217;air parfaitement réglée, il se trouve qu&#8217;hier un article a été posté sur slate.fr (<a href="http://www.slate.fr/story/11825/twitter-facebook-journalistes-ego" target="_blank">http://www.slate.fr/story/11825/twitter-facebook-journalistes-ego</a>), illustrant de manière assez frappante mon propre propos du vendredi précédent :  <a href="http://www.do-as-i-say.com/notes/2009/10/twitter-explique-a-ma-maman/" target="_blank">http://www.do-as-i-say.com/notes/2009/10/twitter-explique-a-ma-maman/</a>.</p>
<p><span id="more-892"></span></p>
<p>Titiou Lecoq nous y explique pourquoi le &laquo;&nbsp;réseau social&nbsp;&raquo; Twitter &laquo;&nbsp;ne va pas conquérir le monde&nbsp;&raquo;, en reprenant l&#8217;argument (fort juste au demeurant, et déjà développé notamment ici <a href="http://www.ecrans.fr/Sur-Twitter-on-se-suit-sans-trop,7483.html" target="_blank">http://www.ecrans.fr/Sur-Twitter-on-se-suit-sans-trop,7483.html</a>) selon lequel il ne faut pas se laisser avoir par l&#8217;illusion d&#8217;optique qui cache qu&#8217;en partie que le <em>phénomène Twitter</em> est créé et entretenu par une toute petite frange de la population internetesque, celle qui l&#8217;utilise, et qui en parle, et qui est la population qui parle sur internet, et qui parle de son utilisation dans une sorte de cercle sans aucun doute égocentré (quelle surprise) se nourrissant lui-même à l&#8217;infini ou presque.</p>
<p>L&#8217;article de slate.fr est bien étayé par ailleurs ; il rappelle, s&#8217;il en est besoin, que la majorité des internautes n&#8217;utilise pas Twitter, n&#8217;est pas drogué de l&#8217;info en continu, et que si vous n&#8217;avez pas des infos capitales à y poster, ça n&#8217;est effectivement pas d&#8217;un grand intérêt (mais j&#8217;ai comme l&#8217;impression qu&#8217;on dit là &laquo;&nbsp;si tu ne dis rien d&#8217;intéressant, ça n&#8217;est pas intéressant&nbsp;&raquo;, ce que je ne me risquerai pas à contredire malgré mon goût pour la rhétorique).</p>
<p>Il pointe aussi le fait que tout ce qui relève de l&#8217;info pratique peut tout à fait être répandu par d&#8217;autres biais (Facebook par exemple), ce que personne n&#8217;a cherché à nier non plus &#8211; heureusement que les infos peuvent être diffusées par plusieurs médias, sinon on serait quand même dans la mouise.</p>
<p>Il pilonne enfin — c&#8217;est sa thèse de fond, confer l&#8217;image d&#8217;illustration choisie — la sphère webjournalistique/blogueuse et sa propension souvent ridicule à gonfler son égo jusqu&#8217;à l&#8217;explosion, ou à chercher à montrer qu&#8217;on a bien la plus grosse, point sur lequel il n&#8217;y pas grand chose à redire non plus.</p>
<h3>Un mauvais procès</h3>
<p>Bref, je suis d&#8217;accord avec l&#8217;essentiel de ce qui y est écrit.</p>
<p>Mais l&#8217;article me semble tout de même trahir une incompréhension de la <em>chose Twitter</em>, souvent entretenue par ses propres défenseurs d&#8217;ailleurs. <strong>Non, Twitter n&#8217;est pas un réseau social.</strong> Il n&#8217;est pas destiné à concurrencer ou remplacer Facebook, MSN, l&#8217;email ou les blogs — ou alors, c&#8217;est une erreur stratégique qui frôle la débilité.<br />
Si Twitter ambitionne d&#8217;être un réseau social, on peut dire en effet qu&#8217;il est mal barré : il faut rapidement supprimer la limitation de caractères, probablement rendre bijective la connexion entre les utilisateurs , rajouter plein de gadgets susceptibles d&#8217;attirer et de faire rester tout ce qui relève du ROFLMAO ou du MER IL ET FOU (désolé, il fallait que je le fasse)&#8230;</p>
<p>Mais non. Twitter est un outil polymorphe qui, comme j&#8217;essayais de le pointer <a href="http://www.do-as-i-say.com/notes/2009/10/twitter-explique-a-ma-maman/" target="_blank">l&#8217;autre jour ici</a>, <strong>sert à ce qu&#8217;on en fait</strong>, ni plus, ni moins. Rien d&#8217;étonnant donc à ce que les &laquo;&nbsp;professionnels du web&nbsp;&raquo;, qui sont en effet les premiers utilisateurs, aient pour l&#8217;instant surtout développé, à leur corps défendant ou non, le côté info en temps réel, promotion et branding, et clash deupoinzéro. Pour paraphraser une sentence que j&#8217;aime bien : <em>on a le Twitter qu&#8217;on mérite</em>.</p>
<p>Enfin, comme annoncé en début de post, L&#8217;article de slate.fr illustre le phénomène que je décrivais, et qu&#8217;on peut (re)formuler comme suit : si on ne prend pas  un peu, voire beaucoup, de temps pour expérimenter Twitter, on pourra difficilement avoir compris à quoi ça pouvait servir.<br />
Cela dit, je tiens à ajouter, si ça n&#8217;est pas assez clair, qu&#8217;il n&#8217;y a aucune obligation à se mettre à Twitter ni même, pour peu qu&#8217;on l&#8217;ait expérimenté suffisamment, à y rester, à trouver ça intéressant ou génial.<br />
Sans même parler de l&#8217;ambiance facilement rebutante qui peut y régner quand nos grands blogeurs hexagonaux ou autres se démontent verbalement la tête ou exhibent leurs parties (en même temps, personne ne vous oblige à suivre des boulets infatués, hein&#8230;), je peux tout à fait concevoir qu&#8217;on ne trouve, pour le dire ainsi, <strong>rien à en faire</strong>, après tout. Pour répondre à la question du titre : non, Twitter n&#8217;est pas forcément pour tout le monde. Si ça ne vous intéresse pas, ça n&#8217;est ni un crime ni une tare.</p>
<p>En revanche, annoncer que Twitter ne peut servir à &laquo;&nbsp;créer du fond&nbsp;&raquo; et que &laquo;&nbsp;la limite de signes interdit la création de contenu&nbsp;&raquo;, c&#8217;est montrer qu&#8217;on n&#8217;est pas rentré dedans (une fois encore, ça n&#8217;a rien d&#8217;obligatoire ou d&#8217;indispensable), et qu&#8217;on rate quelque chose sur la création (oui, c&#8217;est un gros mot) d&#8217;une façon générale.<br />
Que la limitation à 140 caractères soit une sacré contrainte, c&#8217;est évident, mais c&#8217;est aussi un défi intéressant.<br />
Cela étant, dire qu&#8217;on ne peut pas <em>créer du fond </em>(j&#8217;adore cette expression, ça me fait penser à une valise à double-fond) c&#8217;est faire un mauvais procès à Twitter, et lui reprocher de ne pas être ce qu&#8217;il n&#8217;a pas à être : il ne remplacera jamais le cadre d&#8217;un blog ou d&#8217;autre chose pour une certaine forme d&#8217;écriture. Le fond est toujours fond de sa forme, donc les contraintes d&#8217;un mode d&#8217;expression influent sur ce qu&#8217;on en peut faire, voire le structurent fondamentalement.</p>
<p>Nous sommes donc bien d&#8217;accord, je crois, sur le fait que penser que Twitter ou le &laquo;&nbsp;web de flux&nbsp;&raquo; sont supérieurs au web tout court, voire destinés à le remplacer, n&#8217;a pas vraiment de sens, car les modes et les niveaux d&#8217;expression s&#8217;additionnent, ils ne se remplacent jamais vraiment. Mais je ne sais pas trop qui a ce discours sur Twitter — pas moi en tout cas. Et ceux qui l&#8217;ont éventuellement sont de bien piètres avocats.</p>
<p>Toutes ces considérations, enfin, ne contredisent en rien le fait que le &laquo;&nbsp;niveau&nbsp;&raquo;, sur Twitter, est bien inégal, voire pas terrible la plupart du temps. Mais ça n&#8217;est pas parce que les romans de gare pullulent qu&#8217;on doit jeter ou déprécier toute la littérature.</p>
<p>__________________________</p>
<p><em>La jolie illustration a été subtilisée <a href="http://soisbelleetparle.fr/tag/classement-wikio/" target="_blank">ici</a>.<br />
</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Twitter expliqué à ma maman</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Oct 2009 09:29:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LaurentLC</dc:creator>
				<category><![CDATA[2. Des trucs expliqués à ma maman]]></category>
		<category><![CDATA[kamoulox]]></category>
		<category><![CDATA[twitter]]></category>
		<category><![CDATA[web]]></category>

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Comme je ne suis pas mécontent du début de la série consacrée à Symfony et à ma chère mère, et qu&#8217;il ne se passe pas une semaine, que dis-je, un jour sans qu&#8217;ici et là, y compris au bureau, la question d&#8217;expliquer Twitter ne vienne sur le tapis, jme suis dit comme ça, en mon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="size-full wp-image-797 alignleft" style="border: 1px solid black;" title="Oops" src="http://www.do-as-i-say.com/notes/wp-content/uploads/twitter_whale.png" alt="Oops" width="128" height="128" /></p>
<p>Comme je ne suis pas mécontent du début de la <a href="http://www.do-as-i-say.com/notes/2009/08/framework-symfony-explique-a-ma-maman-1/" target="_blank">série consacrée à Symfony</a> et à ma chère mère, et qu&#8217;il ne se passe pas une semaine, que dis-je, un jour sans qu&#8217;ici et là, y compris au bureau, la question d&#8217;<em>expliquer Twitter</em> ne vienne sur le tapis, jme suis dit comme ça, en mon for intérieur où je me parle beaucoup (en me tutoyant, ce qui parfois me laisse perplexe), que j&#8217;avais bien matière à noircir quelques <em>div </em>de considérations puissantes et péremptoires sur le sujet.<br />
<span id="more-787"></span></p>
<p>Entendons-nous bien : en octobre 2009, il n&#8217;est plus question de prétendre <em>faire découvrir </em>Twitter, la fréquence d&#8217;évocation du site de gazouilling étant à peu près quotidienne sur tous les médias, y compris les plus grand public, nul doute qu&#8217;à ce jour à peu près tout le monde sait que Twitter existe, du moins toute personne qui a un rapport fréquent à notre ami l&#8217;internet. Mais bon, tout le monde <em>sait</em> aussi que e=mc<sup>2</sup>, ça ne veut pas dire que chacun sache expliquer vraiment ce que ça signifie pour autant (et je vous rassure, à part traduire les signes e, m, c, et le petit deux en l&#8217;air, je n&#8217;en sais pas des masses plus).</p>
<p>Après une comparaison aussi pertinente, négocions le virage pour revenir au milieu du chemin (encore trois métaphores de ce type et je suis le nouveau Heidegger).<br />
On pourra aligner les &laquo;&nbsp;définitions&nbsp;&raquo; qui circulent ça et là ( &laquo;&nbsp;site de mini-messages&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;service de micro-blogging&nbsp;&raquo;&#8230;), on n&#8217;aura éclairé personne qui ne sait déjà ce que c&#8217;est. Et c&#8217;est un premier indice de la spécificité de ce qu&#8217;on appellera <em>la chose Twitter</em> : il est d&#8217;une part impossible de la définir entre trois mots, et pire, il est d&#8217;autre part quasi-impossible d&#8217;expliquer &laquo;&nbsp;à quoi ça sert&nbsp;&raquo; à quelqu&#8217;un qui ne connait pas, qui n&#8217;a pas <em>fait son expérience</em> de Twitter.</p>
<p>C&#8217;est là le drame. Et en même temps le sublime (mais oui, rien que ça — si vous pratiquez un peu ce blog, vous aurez pu remarquer que je n&#8217;ai pas peur d&#8217;<em>élever le débat</em> comme on <em>élève son verre</em>, ou pas loin). Allez, lâchons les chiens de la formule qui tue :</p>
<blockquote><p>Expliquer Twitter à quelqu&#8217;un qui ne l&#8217;a jamais utilisé, c&#8217;est comme expliquer les couleurs à un aveugle.</p></blockquote>
<p>On pourrait, on devrait, même aller plus loin : non seulement il faut l&#8217;avoir déjà utilisé, mais il faut <em>être rentré dedans</em>, comme on rentre dans un livre un peu rebutant. Ça prend du temps, et la probabilité qu&#8217;on abandonne dans les premières heures ou les premiers jours est très élevée.<br />
Dans le cas de Twitter, le &laquo;&nbsp;verdict&nbsp;&raquo; est au choix : &laquo;&nbsp;Twitter, c&#8217;est nul, c&#8217;est juste MSN en moins bien&nbsp;&raquo;,  &laquo;&nbsp;Twitter, c&#8217;est chiant, c&#8217;est pas ça qui va me faire quitter Facebook&nbsp;&raquo;, ou autre &laquo;&nbsp;Dans Twitter c&#8217;est vraiment débile cette limitation à 140 caractères&nbsp;&raquo;.</p>
<h3>Twitter, ça ne sert à rien</h3>
<p>Tiens, parlons-en, des 140 caractères. L&#8217;explication historique, pour ceux qui auraient dormi ces trois dernières années, est que l&#8217;une des premières contraintes auto-imposée par les créateurs de Twitter était d&#8217;envoyer et de recevoir les messages, les <em>tweets</em>, aussi par SMS. D&#8217;ailleurs ça a marché partiellement au départ en france, en 2007 et jusque début 2008 et votre serviteur s&#8217;était pas mal amusé à bricoler quelques bots psychopathes qui pouvaient lui envoyer des SMS intéressants, notamment sur l&#8217;état du trafic RATP. Mais c&#8217;est un autre sujet.<br />
Ces considérations autobiographiques de haute volée mises à part, je vois mal qui aurait en 2006 parié trois carambars sur l&#8217;avenir d&#8217;un service Internet contraignant ses utilisateurs à &laquo;&nbsp;s&#8217;exprimer&nbsp;&raquo; avec une limitation de caractères, qui plus est assez vite atteinte. A l&#8217;heure où le bit se négocie au milliard de kilos comme un vulgaire poste à l&#8217;EPAD, quelle hérésie&#8230; Eh bien non seulement ça a marché, mais ça a permis de montrer, s&#8217;il en était besoin, qu&#8217;abondance de caractères nuit parfois, et qu&#8217;au fond, si on a quelque chose à dire, on peut toujours le dire plus simplement. Ou sinon, c&#8217;est qu&#8217;on se trompe de medium.</p>
<p>Cette contrainte génétique est une chose ; elle n&#8217;explique pas pour autant en quoi définir Twitter est un exercice particulier, ni en quoi comprendre et surtout expérimenter l&#8217;intérêt de Twitter prend du temps.<br />
La raison principale est simple : <strong>Twitter, en tant que tel, ça ne fait rien</strong>. Même si on peut accéder en pur spectateur à une partie des &laquo;&nbsp;messages&nbsp;&raquo; mondiaux, le cœur de Twitter n&#8217;est pas un site mais un service (au sens informatique), dont le rôle se borne, pour résumer, à permettre aux gens de s&#8217;inscrire, de poster des messages ou <em>tweets</em>, de &laquo;&nbsp;suivre&nbsp;&raquo; d&#8217;autres utilisateurs et d&#8217;être suivis (l&#8217;un ne nécessitant pas l&#8217;autre), le principe étant de regrouper et de visualiser en un seul &laquo;&nbsp;fil de message&nbsp;&raquo; tous les <em>tweets </em>des utilisateurs qu&#8217;on suit.<br />
Comme ça, je vous l&#8217;accorde, ça a l&#8217;air et trivial et pas très intéressant.<br />
C&#8217;est parce que <strong>tout reste à faire</strong> : une fois inscrit, il faut suivre des utilisateurs (un certain nombre d&#8217;entre eux vous suivra en retour, surtout si vous commencez à poster des messages). Lesquels ? Ben justement, tout est là : ça dépend de ce que vous recherchez. La difficulté étant que d&#8217;une part rien n&#8217;oblige à savoir exactement ce qu&#8217;on cherche (bah oué, c&#8217;est la vie, quoi), et que d&#8217;autre part, on peut chercher plusieurs sortes de choses.</p>
<h3>Twitter, ça sert à tout</h3>
<p>Voilà l&#8217;essence de la <em>chose Twitter</em>, qui traduit la difficulté qu&#8217;on aura toujours à l&#8217;expliquer : <strong>Twitter, ça sert à ce qu&#8217;on en fait.</strong> Encore faut-il donc s&#8217;y mettre activement, définir et inventer ses usages — qui peuvent être mêlés, et changer au fil du temps, ce qui concourt à la complexité de compréhension de la bête. Utiliser passivement Twitter, c&#8217;est vraiment s&#8217;embêter avec un remplaçant de lecteur de flux RSS peu performant .</p>
<p>Twitter, ça peut servir, dans l&#8217;ordre et le désordre, de manière absolument pas exclusive et parfois complémentaire, à :</p>
<ul>
<li>faire de la veille, en suivant des gens qui postent beaucoup de liens, et/ou des flux RSS repostés</li>
<li>discuter de manière plus ou moins impromptue et décousue avec des gens qu&#8217;on connait</li>
<li>discuter de manière plus ou moins impromptue avec des gens qu&#8217;on ne connait pas, voire les rencontrer ensuite dans la vraie vie</li>
<li>raconter sa vie, qu&#8217;il s&#8217;agisse de détails insignifiants ou d&#8217;épisodes cruciaux</li>
<li>promouvoir des choses qu&#8217;on aime, des sites intéressants, des services et pourquoi pas des choses qu&#8217;on vend</li>
<li>taper sur des choses qu&#8217;on n&#8217;aime pas, râler sur la RATP ou la SNCF</li>
<li>faire des recherches sur ce qui se dit sur tous les sujets imaginables</li>
<li>suivre en direct des émissions de télé palpitantes (ou du moins les commentaires avisés qu&#8217;en font les partisans ou les détracteurs)</li>
<li>participer à des sortes de cadavres exquis ou le multilinguisme le dispute à la variété des sujets</li>
<li>jouer au kamoulox</li>
<li>savoir quel temps il fait à Dunkerque ou New-York&#8230;</li>
</ul>
<p>Et ce qui est vraiment très bien, et intellectuellement excitant, c&#8217;est que ça peut être tout ça, un peu de ça, d&#8217;autre chose, dépendre des jours, dépendre du vent, de votre humeur et de ce qui se passe dans le monde. Bien sûr, cet aspect polymorphe demande une certaine <strong>disponibilité</strong>, en termes de temps et de présence d&#8217;esprit au sens strict.<br />
Il y a peu d&#8217;intérêt à venir sur Twitter (quelle que soit la façon dont on consulte son flux) une fois par mois, tout se passe vite, parfois dans l&#8217;immédiateté et la fugacité, ce qui n&#8217;équivaut pas nécessairement à de l&#8217;inutilité.<br />
Mais on peut aussi laisser filer un, deux, dix jours, et revenir comme un fleur sans que ça soit rédhibitoire ; ça n&#8217;est ni un blog, ni un forum, ni irc, ni msn, ni facebook, ni la pierre philosophale, et pourtant éventuellement un peu de tout ça en même temps.</p>
<p>En résumé, Twitter, comme Internet à sa façon, ne peut être défini et surtout expliqué en une phrase, parce qu&#8217;il y a autant d&#8217;usages de Twitter que d&#8217;utilisateurs.</p>
<p>Le nerf de la guerre, c&#8217;est le choix des gens qu&#8217;on va suivre ; une bonne méthode, c&#8217;est d&#8217;y aller à la pelle au départ, de regarder qui suit qui, qui &laquo;&nbsp;répond&nbsp;&raquo; à qui (avec le signe magique @), et de <em>désuivre</em> rapidement, surtout dans les premières semaines. Comme pas mal de choses, la suite se fait&#8230; en se faisant, et le résultat ne sera pas forcément celui qu&#8217;on avait prévu.<br />
En tout cas, pour peu qu&#8217;on fasse quelques efforts (mais c&#8217;est peut-être là une exigence trop forte), l&#8217;inhabituel et la surprise sont vite au rendez-vous ; le banal et le quotidien aussi, mais il ne faudrait pas non plus demander à la réalité d&#8217;être immédiatement plus géniale que les gens qui la font. Et rien n&#8217;oblige personne à utiliser Twitter, encore moins à suivre des utilisateurs prétentieux ou analphabètes (et je vous le donne en mille : ça fourmille).</p>
<p>Une autre fois, on détaillera peut-être les us et coutumes qui régissent plus ou moins la twittosphère, comme on dit.</p>
<p>______________________________________</p>
<p>Si le sujet vous intéresse, il continue ici : <a href="http://www.do-as-i-say.com/notes/2009/10/twitter-est-il-pour-tout-le-monde/" target="_self"><strong>Twitter est-il pour tout le monde ?</strong></a><br />
______________________________________</p>
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