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	<title>Do as i say, not as i do &#187; kamoulox</title>
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	<description>Car dire ça n&#039;est pas toujours faire, mais ça ne coûte rien</description>
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		<title>Twitter expliqué à ma maman</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Oct 2009 09:29:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LaurentLC</dc:creator>
				<category><![CDATA[2. Des trucs expliqués à ma maman]]></category>
		<category><![CDATA[kamoulox]]></category>
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Comme je ne suis pas mécontent du début de la série consacrée à Symfony et à ma chère mère, et qu&#8217;il ne se passe pas une semaine, que dis-je, un jour sans qu&#8217;ici et là, y compris au bureau, la question d&#8217;expliquer Twitter ne vienne sur le tapis, jme suis dit comme ça, en mon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="size-full wp-image-797 alignleft" style="border: 1px solid black;" title="Oops" src="http://www.do-as-i-say.com/notes/wp-content/uploads/twitter_whale.png" alt="Oops" width="128" height="128" /></p>
<p>Comme je ne suis pas mécontent du début de la <a href="http://www.do-as-i-say.com/notes/2009/08/framework-symfony-explique-a-ma-maman-1/" target="_blank">série consacrée à Symfony</a> et à ma chère mère, et qu&#8217;il ne se passe pas une semaine, que dis-je, un jour sans qu&#8217;ici et là, y compris au bureau, la question d&#8217;<em>expliquer Twitter</em> ne vienne sur le tapis, jme suis dit comme ça, en mon for intérieur où je me parle beaucoup (en me tutoyant, ce qui parfois me laisse perplexe), que j&#8217;avais bien matière à noircir quelques <em>div </em>de considérations puissantes et péremptoires sur le sujet.<br />
<span id="more-787"></span></p>
<p>Entendons-nous bien : en octobre 2009, il n&#8217;est plus question de prétendre <em>faire découvrir </em>Twitter, la fréquence d&#8217;évocation du site de gazouilling étant à peu près quotidienne sur tous les médias, y compris les plus grand public, nul doute qu&#8217;à ce jour à peu près tout le monde sait que Twitter existe, du moins toute personne qui a un rapport fréquent à notre ami l&#8217;internet. Mais bon, tout le monde <em>sait</em> aussi que e=mc<sup>2</sup>, ça ne veut pas dire que chacun sache expliquer vraiment ce que ça signifie pour autant (et je vous rassure, à part traduire les signes e, m, c, et le petit deux en l&#8217;air, je n&#8217;en sais pas des masses plus).</p>
<p>Après une comparaison aussi pertinente, négocions le virage pour revenir au milieu du chemin (encore trois métaphores de ce type et je suis le nouveau Heidegger).<br />
On pourra aligner les &laquo;&nbsp;définitions&nbsp;&raquo; qui circulent ça et là ( &laquo;&nbsp;site de mini-messages&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;service de micro-blogging&nbsp;&raquo;&#8230;), on n&#8217;aura éclairé personne qui ne sait déjà ce que c&#8217;est. Et c&#8217;est un premier indice de la spécificité de ce qu&#8217;on appellera <em>la chose Twitter</em> : il est d&#8217;une part impossible de la définir entre trois mots, et pire, il est d&#8217;autre part quasi-impossible d&#8217;expliquer &laquo;&nbsp;à quoi ça sert&nbsp;&raquo; à quelqu&#8217;un qui ne connait pas, qui n&#8217;a pas <em>fait son expérience</em> de Twitter.</p>
<p>C&#8217;est là le drame. Et en même temps le sublime (mais oui, rien que ça — si vous pratiquez un peu ce blog, vous aurez pu remarquer que je n&#8217;ai pas peur d&#8217;<em>élever le débat</em> comme on <em>élève son verre</em>, ou pas loin). Allez, lâchons les chiens de la formule qui tue :</p>
<blockquote><p>Expliquer Twitter à quelqu&#8217;un qui ne l&#8217;a jamais utilisé, c&#8217;est comme expliquer les couleurs à un aveugle.</p></blockquote>
<p>On pourrait, on devrait, même aller plus loin : non seulement il faut l&#8217;avoir déjà utilisé, mais il faut <em>être rentré dedans</em>, comme on rentre dans un livre un peu rebutant. Ça prend du temps, et la probabilité qu&#8217;on abandonne dans les premières heures ou les premiers jours est très élevée.<br />
Dans le cas de Twitter, le &laquo;&nbsp;verdict&nbsp;&raquo; est au choix : &laquo;&nbsp;Twitter, c&#8217;est nul, c&#8217;est juste MSN en moins bien&nbsp;&raquo;,  &laquo;&nbsp;Twitter, c&#8217;est chiant, c&#8217;est pas ça qui va me faire quitter Facebook&nbsp;&raquo;, ou autre &laquo;&nbsp;Dans Twitter c&#8217;est vraiment débile cette limitation à 140 caractères&nbsp;&raquo;.</p>
<h3>Twitter, ça ne sert à rien</h3>
<p>Tiens, parlons-en, des 140 caractères. L&#8217;explication historique, pour ceux qui auraient dormi ces trois dernières années, est que l&#8217;une des premières contraintes auto-imposée par les créateurs de Twitter était d&#8217;envoyer et de recevoir les messages, les <em>tweets</em>, aussi par SMS. D&#8217;ailleurs ça a marché partiellement au départ en france, en 2007 et jusque début 2008 et votre serviteur s&#8217;était pas mal amusé à bricoler quelques bots psychopathes qui pouvaient lui envoyer des SMS intéressants, notamment sur l&#8217;état du trafic RATP. Mais c&#8217;est un autre sujet.<br />
Ces considérations autobiographiques de haute volée mises à part, je vois mal qui aurait en 2006 parié trois carambars sur l&#8217;avenir d&#8217;un service Internet contraignant ses utilisateurs à &laquo;&nbsp;s&#8217;exprimer&nbsp;&raquo; avec une limitation de caractères, qui plus est assez vite atteinte. A l&#8217;heure où le bit se négocie au milliard de kilos comme un vulgaire poste à l&#8217;EPAD, quelle hérésie&#8230; Eh bien non seulement ça a marché, mais ça a permis de montrer, s&#8217;il en était besoin, qu&#8217;abondance de caractères nuit parfois, et qu&#8217;au fond, si on a quelque chose à dire, on peut toujours le dire plus simplement. Ou sinon, c&#8217;est qu&#8217;on se trompe de medium.</p>
<p>Cette contrainte génétique est une chose ; elle n&#8217;explique pas pour autant en quoi définir Twitter est un exercice particulier, ni en quoi comprendre et surtout expérimenter l&#8217;intérêt de Twitter prend du temps.<br />
La raison principale est simple : <strong>Twitter, en tant que tel, ça ne fait rien</strong>. Même si on peut accéder en pur spectateur à une partie des &laquo;&nbsp;messages&nbsp;&raquo; mondiaux, le cœur de Twitter n&#8217;est pas un site mais un service (au sens informatique), dont le rôle se borne, pour résumer, à permettre aux gens de s&#8217;inscrire, de poster des messages ou <em>tweets</em>, de &laquo;&nbsp;suivre&nbsp;&raquo; d&#8217;autres utilisateurs et d&#8217;être suivis (l&#8217;un ne nécessitant pas l&#8217;autre), le principe étant de regrouper et de visualiser en un seul &laquo;&nbsp;fil de message&nbsp;&raquo; tous les <em>tweets </em>des utilisateurs qu&#8217;on suit.<br />
Comme ça, je vous l&#8217;accorde, ça a l&#8217;air et trivial et pas très intéressant.<br />
C&#8217;est parce que <strong>tout reste à faire</strong> : une fois inscrit, il faut suivre des utilisateurs (un certain nombre d&#8217;entre eux vous suivra en retour, surtout si vous commencez à poster des messages). Lesquels ? Ben justement, tout est là : ça dépend de ce que vous recherchez. La difficulté étant que d&#8217;une part rien n&#8217;oblige à savoir exactement ce qu&#8217;on cherche (bah oué, c&#8217;est la vie, quoi), et que d&#8217;autre part, on peut chercher plusieurs sortes de choses.</p>
<h3>Twitter, ça sert à tout</h3>
<p>Voilà l&#8217;essence de la <em>chose Twitter</em>, qui traduit la difficulté qu&#8217;on aura toujours à l&#8217;expliquer : <strong>Twitter, ça sert à ce qu&#8217;on en fait.</strong> Encore faut-il donc s&#8217;y mettre activement, définir et inventer ses usages — qui peuvent être mêlés, et changer au fil du temps, ce qui concourt à la complexité de compréhension de la bête. Utiliser passivement Twitter, c&#8217;est vraiment s&#8217;embêter avec un remplaçant de lecteur de flux RSS peu performant .</p>
<p>Twitter, ça peut servir, dans l&#8217;ordre et le désordre, de manière absolument pas exclusive et parfois complémentaire, à :</p>
<ul>
<li>faire de la veille, en suivant des gens qui postent beaucoup de liens, et/ou des flux RSS repostés</li>
<li>discuter de manière plus ou moins impromptue et décousue avec des gens qu&#8217;on connait</li>
<li>discuter de manière plus ou moins impromptue avec des gens qu&#8217;on ne connait pas, voire les rencontrer ensuite dans la vraie vie</li>
<li>raconter sa vie, qu&#8217;il s&#8217;agisse de détails insignifiants ou d&#8217;épisodes cruciaux</li>
<li>promouvoir des choses qu&#8217;on aime, des sites intéressants, des services et pourquoi pas des choses qu&#8217;on vend</li>
<li>taper sur des choses qu&#8217;on n&#8217;aime pas, râler sur la RATP ou la SNCF</li>
<li>faire des recherches sur ce qui se dit sur tous les sujets imaginables</li>
<li>suivre en direct des émissions de télé palpitantes (ou du moins les commentaires avisés qu&#8217;en font les partisans ou les détracteurs)</li>
<li>participer à des sortes de cadavres exquis ou le multilinguisme le dispute à la variété des sujets</li>
<li>jouer au kamoulox</li>
<li>savoir quel temps il fait à Dunkerque ou New-York&#8230;</li>
</ul>
<p>Et ce qui est vraiment très bien, et intellectuellement excitant, c&#8217;est que ça peut être tout ça, un peu de ça, d&#8217;autre chose, dépendre des jours, dépendre du vent, de votre humeur et de ce qui se passe dans le monde. Bien sûr, cet aspect polymorphe demande une certaine <strong>disponibilité</strong>, en termes de temps et de présence d&#8217;esprit au sens strict.<br />
Il y a peu d&#8217;intérêt à venir sur Twitter (quelle que soit la façon dont on consulte son flux) une fois par mois, tout se passe vite, parfois dans l&#8217;immédiateté et la fugacité, ce qui n&#8217;équivaut pas nécessairement à de l&#8217;inutilité.<br />
Mais on peut aussi laisser filer un, deux, dix jours, et revenir comme un fleur sans que ça soit rédhibitoire ; ça n&#8217;est ni un blog, ni un forum, ni irc, ni msn, ni facebook, ni la pierre philosophale, et pourtant éventuellement un peu de tout ça en même temps.</p>
<p>En résumé, Twitter, comme Internet à sa façon, ne peut être défini et surtout expliqué en une phrase, parce qu&#8217;il y a autant d&#8217;usages de Twitter que d&#8217;utilisateurs.</p>
<p>Le nerf de la guerre, c&#8217;est le choix des gens qu&#8217;on va suivre ; une bonne méthode, c&#8217;est d&#8217;y aller à la pelle au départ, de regarder qui suit qui, qui &laquo;&nbsp;répond&nbsp;&raquo; à qui (avec le signe magique @), et de <em>désuivre</em> rapidement, surtout dans les premières semaines. Comme pas mal de choses, la suite se fait&#8230; en se faisant, et le résultat ne sera pas forcément celui qu&#8217;on avait prévu.<br />
En tout cas, pour peu qu&#8217;on fasse quelques efforts (mais c&#8217;est peut-être là une exigence trop forte), l&#8217;inhabituel et la surprise sont vite au rendez-vous ; le banal et le quotidien aussi, mais il ne faudrait pas non plus demander à la réalité d&#8217;être immédiatement plus géniale que les gens qui la font. Et rien n&#8217;oblige personne à utiliser Twitter, encore moins à suivre des utilisateurs prétentieux ou analphabètes (et je vous le donne en mille : ça fourmille).</p>
<p>Une autre fois, on détaillera peut-être les us et coutumes qui régissent plus ou moins la twittosphère, comme on dit.</p>
<p>______________________________________</p>
<p>Si le sujet vous intéresse, il continue ici : <a href="http://www.do-as-i-say.com/notes/2009/10/twitter-est-il-pour-tout-le-monde/" target="_self"><strong>Twitter est-il pour tout le monde ?</strong></a><br />
______________________________________</p>
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